
Le 21 juin : musique et solstice
Chaque 21 juin, la France et de nombreux pays résonnent au rythme des voix, des instruments et des corps en mouvement. Cette date, qui marque le solstice d’été, jour le plus long de l’année, célèbre aussi l’art le plus spontané et universel : la musique. Née d’un idéal de partage, la Fête de la Musique est aujourd’hui un événement planétaire qui transcende les genres, les langues et les frontières.

Origines françaises d’une fête populaire
La Fête de la Musique a été créée en 1982, sous l’impulsion de Jack Lang, alors ministre de la Culture, et du musicien Maurice Fleuret. L’idée était simple et révolutionnaire : faire descendre la musique dans la rue, offrir à chacun, amateur ou professionnel, la possibilité de jouer en public, gratuitement.
L’inspiration viendrait d’un rapport montrant que cinq millions de Français jouaient d’un instrument sans jamais se produire en public. Le ministère lança donc le slogan devenu célèbre : « Faites de la musique ! » – un jeu de mots devenu emblème.
Dès la première édition, le 21 juin 1982, les rues se sont animées de concerts improvisés. L’engouement populaire fut tel que l’événement s’est pérennisé, devenant un rendez-vous annuel incontournable.

Une fête exportée dans le monde
Dès les années 1990, la Fête de la Musique s’exporte dans plus de 120 pays. De Berlin à New York, de Bamako à Tokyo, elle devient un symbole d’unité, un langage commun qui transcende les différences. De nombreuses villes organisent désormais cette fête sur le modèle français, et certaines capitales en ont fait une tradition nationale.
En 2025, on dénombre plus de 1 000 villes dans le monde où des scènes de rue, des orchestres citoyens ou des DJ sets font vibrer les quartiers.

Une bande-son humaniste à travers les âges
La Fête de la Musique célèbre toutes les musiques, du classique au rap, de la musique du monde au rock indépendant. Mais certaines chansons, par leur puissance universelle, accompagnent l’esprit de cette journée :
- « Imagine » de John Lennon : un hymne à la paix et à l’humanité partagée

- « We Are the World » de USA for Africa : un chant solidaire intercontinental

- « J’ai Rêvé » de Mylène Farmer : chant introspection poétique et quête de sens

- « Get Up, Stand Up » de Bob Marley : appel vibrant à la justice et aux droits humains

- « Wind of Change » de Scorpions : symbole de paix, d’espoir et de transition historique

- « Aux arbres citoyens » de Yannick Noah : appel écologique et fédérateur

- « SOS d’un terrien en détresse » de Daniel Balavoine : cri humaniste d’une intensité bouleversante

- « Losing My Religion » de R.E.M. : appel à la sincérité émotionnelle

La pop suédoise : un souffle mondial
- « Happy Nation » de Ace of Base : un message de paix et d’unité entre les peuples

- « Life Is a Flower » de Ace of Base : ode à la beauté de la vie et à l’espoir partagé

La Suède, bien que petit pays, a profondément marqué l’histoire de la musique pop contemporaine. De ABBA à Robyn, en passant par Roxette, Ace of Base ou Avicii, la scène suédoise a su imposer une signature sonore mêlant mélodies accrocheuses et production de haute qualité.
La Suède est aussi un des plus grands exportateurs mondiaux de musique par habitant. Elle incarne une tradition d’éducation musicale forte, d’accès facilité aux outils de création, et une capacité à parler au monde entier avec une simplicité émotive. Dans l’esprit de la Fête de la Musique, ces artistes suédois rappellent que la pop peut être populaire sans être vide de sens : un vecteur de joie, de mémoire et d’universalité.
- « Give a Little Bit » de Supertramp : une invitation à la générosité et au lien humain

- « Ode to My Family » de The Cranberries : une ballade douce et nostalgique célébrant les racines et les liens familiaux

- « Together Again » de Janet Jackson : un hommage vibrant à ceux qui nous ont quittés, exprimant la puissance du souvenir et la force de l’amour

- « Foule sentimentale » d’Alain Souchon : une critique douce-amère de la société de consommation, plaidant pour plus de sens et d’humanité

- « Sur la route » de Raphaël et Jean-Louis Aubert : un hymne à la jeunesse nomade, à l’amitié et au besoin d’évasion, devenu emblématique d’une génération en quête de sens et de liberté

- « Black or White » de Michael Jackson : un appel vibrant à l’unité au-delà des couleurs de peau, célébrant la diversité et la tolérance

- « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger : un cri du cœur pour les oubliés, les déracinés et les exilés, rappelant le pouvoir de la musique à porter les douleurs silencieuses et à tisser un lien universel d’humanité

- « Musique » de France Gall : une ode joyeuse et fédératrice, exaltant le pouvoir de la musique à rassembler et à faire vibrer les cœurs

- « Laisser-moi danser » de Dalida : un hymne à la liberté d’être soi, à l’affirmation joyeuse de soi-même et à la puissance libératrice de la danse
