Ce même jour, le 25 juin, mais en 1963, naissait George Michael, étoile discrète mais inoubliable de la pop britannique. Avec Wham!, il a incarné l’exubérance des années 1980, avant de révéler en solo une voix à la profondeur saisissante, une âme sensible, souvent blessée, toujours sincère.
George Michael chantait la liberté, l’amour interdit, la solitude, le manque. Il a transformé sa vulnérabilité en force artistique. Dans des morceaux comme « Careless Whisper », « Jesus to a Child », « Freedom! ’90 », il offrait au public non pas des refrains à la mode, mais des confessions sublimes.
Homme pudique dans une industrie vorace, il a longtemps dû cacher son homosexualité avant de l’assumer fièrement. Il est devenu malgré lui, puis par choix, une icône queer, un symbole de courage intime. Sa voix, soyeuse et vibrante, caressait autant qu’elle bouleversait.
George Michael était un romantique moderne, un poète pop, un homme de contradictions et de lumière. Il laisse derrière lui une œuvre élégante, habitée, intemporelle.
Le 25 juin 2009, la planète s’est arrêtée. Michael Jackson, le Roi de la Pop, venait de s’éteindre à Los Angeles. Sa disparition n’était pas seulement celle d’un chanteur, mais celle d’un phénomène culturel mondial.
Dès l’enfance, il avait été façonné sous les projecteurs, éduqué à la dure, mais doté d’un génie incandescent. Il a transcendé les frontières raciales, artistiques et médiatiques, devenant une figure planétaire. Il a parlé aux enfants du monde, aux rêveurs et à tous ceux qui se sentent à la marge.
Avec « Thriller », « Billie Jean », « Earth Song » ou « Man in the Mirror », il a marié la pop à la danse, la conscience sociale au clip vidéo, la performance au spirituel. Michael Jackson ne chantait pas, il invoquait l’émotion brute, l’humanité souffrante et la beauté de l’instant.
Sa vie fut une épopée tragique : enfant superstar, adulte enfermé dans l’ultra-célébrité, génie fuyant la réalité. Mais son œuvre, elle, reste vivante, palpitante, transcendante. Chaque génération le redécouvre. Il est à jamais cet éclat entre deux notes, cette silhouette glissant sur scène, ce cri d’enfant devenu hymne planétaire.
Chaque 21 juin, la France et de nombreux pays résonnent au rythme des voix, des instruments et des corps en mouvement. Cette date, qui marque le solstice d’été, jour le plus long de l’année, célèbre aussi l’art le plus spontané et universel : la musique. Née d’un idéal de partage, la Fête de la Musique est aujourd’hui un événement planétaire qui transcende les genres, les langues et les frontières.
Origines françaises d’une fête populaire
La Fête de la Musique a été créée en 1982, sous l’impulsion de Jack Lang, alors ministre de la Culture, et du musicien Maurice Fleuret. L’idée était simple et révolutionnaire : faire descendre la musique dans la rue, offrir à chacun, amateur ou professionnel, la possibilité de jouer en public, gratuitement.
L’inspiration viendrait d’un rapport montrant que cinq millions de Français jouaient d’un instrument sans jamais se produire en public. Le ministère lança donc le slogan devenu célèbre : « Faites de la musique ! » – un jeu de mots devenu emblème.
Dès la première édition, le 21 juin 1982, les rues se sont animées de concerts improvisés. L’engouement populaire fut tel que l’événement s’est pérennisé, devenant un rendez-vous annuel incontournable.
Une fête exportée dans le monde
Dès les années 1990, la Fête de la Musique s’exporte dans plus de 120 pays. De Berlin à New York, de Bamako à Tokyo, elle devient un symbole d’unité, un langage commun qui transcende les différences. De nombreuses villes organisent désormais cette fête sur le modèle français, et certaines capitales en ont fait une tradition nationale.
En 2025, on dénombre plus de 1 000 villes dans le monde où des scènes de rue, des orchestres citoyens ou des DJ sets font vibrer les quartiers.
Une bande-son humaniste à travers les âges
La Fête de la Musique célèbre toutes les musiques, du classique au rap, de la musique du monde au rock indépendant. Mais certaines chansons, par leur puissance universelle, accompagnent l’esprit de cette journée :
La Suède, bien que petit pays, a profondément marqué l’histoire de la musique pop contemporaine. DeABBA àRobyn, en passant par Roxette, Ace of Base ou Avicii, la scène suédoise a su imposer une signature sonore mêlant mélodies accrocheuses et production de haute qualité.
La Suède est aussi un des plus grands exportateurs mondiaux de musique par habitant. Elle incarne une tradition d’éducation musicale forte, d’accès facilité aux outils de création, et une capacité à parler au monde entier avec une simplicité émotive. Dans l’esprit de la Fête de la Musique, ces artistes suédois rappellent que la pop peut être populaire sans être vide de sens : un vecteur de joie, de mémoire et d’universalité.
Le 16 juin 774 marque une date charnière dans l’histoire de l’Europe médiévale. Ce jour-là, après un long siège de plusieurs mois, Charles, roi des Francs, futur Charlemagne, entre triomphalement dans Pavie, capitale du royaume lombard en Italie du Nord. Cet événement n’est pas seulement une victoire militaire : il scelle un tournant politique majeur et inaugure une nouvelle phase d’unification territoriale sous l’autorité franque.
Le siège de Pavie : un affrontement stratégique
La guerre entre les Francs et les Lombards prend racine dans des rivalités politiques et religieuses. Didier (Desiderius), roi des Lombards, avait offert refuge au neveu de Charles, ce qui fut perçu comme un acte de provocation. De plus, Didier menaçait les États pontificaux, ce qui poussa le pape Adrien Ier à solliciter l’aide de Charles.
En 773, le roi des Francs lance une campagne militaire audacieuse, traversant les Alpes avec son armée. Il commence le siège de Pavie à l’automne. La résistance est longue et tenace, mais le blocus étouffe peu à peu la ville. Après de longs mois de famine et d’épuisement, Pavie capitule le 16 juin 774.
Une double couronne : roi des Francs et des Lombards
À la suite de cette victoire, Charles fait prisonnier le roi Didier et le force à abdiquer. Il se fait couronner avec la fameuse « couronne de fer des Lombards », un ancien symbole de pouvoir forgé selon la tradition avec un clou de la croix du Christ. Ce geste n’est pas anodin : en portant cette couronne, Charles ne se contente pas d’annexer un territoire, il s’approprie la légitimité lombarde et affirme son autorité sur toute l’Italie du Nord.
Il adopte alors le titre de « roi des Francs et des Lombards », une formule inédite qui reflète l’expansion rapide de son autorité et sa volonté de fonder un empire chrétien unifié.
Une alliance politique et religieuse
La conquête de Pavie renforce aussi l’alliance entre les Carolingiens et la papauté. En venant au secours du pape contre les Lombards, Charles se pose en protecteur de l’Église. Cette relation sera déterminante : elle culminera en l’an 800 lorsque le pape Léon III couronnera Charles empereur d’Occident à Rome.
Ce lien entre pouvoir politique et religieux préfigure l’idée de « chrétienté occidentale » : un ordre sacralisé autour de l’alliance entre l’Église et le pouvoir impérial.
Un tournant dans l’histoire européenne
L’entrée de Charles dans Pavie symbolise plus qu’une conquête : elle marque l’émergence d’un nouveau pouvoir fort en Occident, capable d’unifier des peuples sous un idéal commun. Elle est l’un des premiers jalons vers la création de l’Empire carolingien, dont l’influence façonnera l’Europe pendant des siècles.
Ce 16 juin 774 reste ainsi comme un moment fondateur, où s’affirme l’ambition d’un roi devenu bientôt empereur, au carrefour de la foi chrétienne, de l’héritage romain et de l’unité politique.
La Fête des Pères telle qu’on la connaît en France a été officiellement instaurée en 1952. Cette initiative ne vient pas d’un décret gouvernemental ni d’une tradition populaire, mais d’une campagne marketing de la marque de briquets Flaminaire, qui voyait là une opportunité de développer ses ventes en juin. Le succès commercial a rapidement entraîné une reconnaissance institutionnelle, inscrivant cette fête dans le calendrier national.
Mais si la fête est récente, la figure paternelle, elle, traverse les siècles et les civilisations.
🏛️ Le rôle du père dans l’histoire
Depuis l’Antiquité, le père occupe une place centrale dans l’organisation sociale et familiale. À Rome, le « pater familias » détient un pouvoir absolu sur les siens. Dans la tradition judéo-chrétienne, le père est la figure d’autorité morale, protecteur et guide spirituel. Ce modèle se prolonge durant des siècles en Europe, à travers la monarchie de droit divin et l’organisation patriarcale de la société.
Dans l’Ancien Régime, le père est le garant de l’ordre familial : il transmet le nom, le patrimoine, l’honneur, et exerce une autorité souvent incontestable. Cette vision sera progressivement remise en question au fil des bouleversements sociaux et politiques des XIXe et XXe siècles.
⚖️ De la toute-puissance à la responsabilité partagée
À partir du XXe siècle, le rôle du père commence à se redéfinir. La « puissance paternelle » disparaît du Code civil en 1970, remplacée par l’ »autorité parentale conjointe ». Ce changement reflète l’évolution des mentalités, notamment sous l’influence des mouvements féministes, de l’évolution des modèles familiaux, et de la prise en compte croissante des droits de l’enfant.
Aujourd’hui, le père n’est plus uniquement une figure d’autorité ou de distance. Il est aussi perçu comme un acteur affectif, éducatif, impliqué dans le quotidien. Cette évolution se traduit dans les congés parentaux, la justice familiale, les discours éducatifs et les représentations médiatiques.
👨👦 Une fête qui célèbre le lien et la présence
La Fête des Pères est donc plus qu’un simple hommage commercial. Elle est devenue un moment symbolique pour célébrer la relation, la présence, l’engagement. Elle souligne l’importance d’un père présent, attentionné, capable d’écouter et d’accompagner.
Elle est aussi l’occasion d’honorer toutes les formes de paternité : biologique, adoptive, sociale. Car être père, c’est avant tout un engagement, une responsabilité, et un lien qui se construit dans le temps.
« Être père, ce n’est pas seulement transmettre la vie, c’est donner un sens à la vie transmise. »
🔍 Symbolique contemporaine et enjeux sociaux
Dans une époque marquée par les recompositions familiales, la reconnaissance des familles homoparentales, ou encore les enjeux autour de l’égalité des rôles parentaux, la Fête des Pères prend une signification élargie. Elle interroge notre vision de la parentalité et des modèles d’éducation.
En parallèle, de nombreuses initiatives cherchent à redonner leur place aux pères dans les politiques publiques, notamment en matière de congés paternité ou d’accompagnement post-séparation. La France a récemment prolongé le congé paternité à 25 jours (depuis 2021), signe d’une reconnaissance accrue de leur rôle dès la naissance.
🎁 Une tradition chaleureuse
Qu’il s’agisse de partager un repas, d’écrire une carte, d’offrir un petit cadeau ou simplement de dire « merci », cette journée reste une belle occasion de renforcer les liens familiaux. Dans une société de plus en plus fragmentée, la reconnaissance des figures parentales joue un rôle stabilisateur et affectif essentiel.
Chaque troisième dimanche de juin, la Fête des Pères invite à réfléchir à la place du père dans notre vie, dans notre société, et dans notre cœur.
Figure incontournable du Siècle des Lumières, Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, fut écrivain, philosophe, historien, poète, dramaturge, polémiste, financier, homme d’affaires et agitateur d’idées. Il a marqué la pensée occidentale par son combat acharné contre l’intolérance, le fanatisme religieux et l’obscurantisme. Derrière la célèbre formule devenue slogan, « Écrasons l’infâme ! », se cache une œuvre immense, une vie de lutte et un esprit libre.
📜 UNE JEUNESSE ENTRE OBÉISSANCE ET INSUBORDINATION
Né le 21 novembre 1694 à Paris, François-Marie Arouet est le cinquième enfant d’une famille bourgeoise. Son père, notaire royal, lui offre une excellente éducation chez les Jésuites du collège Louis-le-Grand. Ce cadre rigoureux développe chez lui une culture classique exceptionnelle, mais aussi un goût pour la provocation. Rapidement, ses vers satiriques lui valent l’exil à Caen, puis aux Pays-Bas, et même la Bastille (1717) pour un poème jugé insolent envers le Régent.
C’est dans cette période qu’il forge son pseudonyme : Voltaire, anagramme probable d’Arouet l.j. (le jeune). Ce nouveau nom devient bientôt célèbre grâce à la tragédie Œdipe (1718) et à l’épopée de la Ligue (future Henriade), où se dessine déjà une sensibilité politique et anticléricale.
🇬🇧 LA DÉCOUVERTE DE L’ANGLETERRE : UN TOURNANT PHILOSOPHIQUE
Exilé en Angleterre entre 1726 et 1728 après un affront avec le chevalier de Rohan, Voltaire y découvre une société plus libre, où la critique religieuse et la tolérance sont mieux acceptées. Il fréquente les cercles intellectuels londoniens, admire Newton, Locke, Pope, et s’imprègne de la pensée empiriste anglaise. De ce séjour naîtront les fameuses Lettres philosophiques (1734), un des premiers manifestes des Lumières, qui compare de manière provocatrice les institutions anglaises et françaises. L’ouvrage est brûlé en place publique, et Voltaire menacé d’arrestation doit fuir à Cirey, en Lorraine.
🏰 CIREY ET L’ÉMANCIPATION INTELLECTUELLE
Entre 1734 et 1749, Voltaire trouve refuge chez sa compagne, la brillante Émilie du Châtelet, au château de Cirey. Là, il mène une vie studieuse, traduisant Newton, étudiant la physique, la métaphysique, l’histoire, l’économie, et travaillant à ses grands projets comme Le Siècle de Louis XIV ou les Éléments de la philosophie de Newton. Il y affirme sa vocation de philosophe des Lumières : hostile aux dogmes, partisan de la raison, défenseur des sciences, et surtout farouche ennemi du fanatisme religieux.
👑 LE MIROIR DES ROIS : DE VERSAILLES À POTSDAM
Voltaire entretient des relations ambiguës avec le pouvoir. Il cherche à influencer Louis XV sans jamais se faire accepter à la cour, mais trouve un allié en Frédéric II de Prusse, roi-philosophe, qu’il rejoint à Potsdam en 1750. Leur collaboration intellectuelle est intense mais orageuse : Voltaire déchante rapidement devant l’autoritarisme du monarque. Il quitte la Prusse en 1753, après plusieurs humiliations, mais son expérience renforce son cosmopolitisme et alimente ses réflexions sur le pouvoir, l’histoire, et les limites de l’absolutisme éclairé.
Scène imaginaire représentant une lecture de l’ Orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de Madame Geoffrin, en 1757. Il s’agit d’une réplique à taille réduite d’un tableau conservé au musée de Malmaison.
🏡 FERNEY : LE SIÈGE DE L’INFÂME
En 1758, Voltaire achète le domaine de Ferney, aux confins de la France et de la Suisse. Il y reste vingt ans, devenu le « patriarche », correspondant avec l’Europe entière, recevant princes, philosophes et curieux. Il s’y consacre pleinement à son combat : défendre les droits de l’homme, dénoncer les abus religieux et judiciaires, et promouvoir la tolérance.
C’est à Ferney que naît son cri de guerre contre « l’infâme » : la superstition, l’intolérance, l’Église toute-puissante. « Écrasez l’infâme ! » devient sa devise, répétée dans ses lettres, imprimée sur ses manuscrits. Cette haine du fanatisme n’exclut pas la foi : Voltaire est déiste, croit en un Dieu horloger, mais rejette les dogmes, les prêtres, l’Inquisition, et les crimes commis au nom de la religion.
Voltaire assis à sa table de travail. Dessin de Charles Corbett.
⚖️ LE PHILOSOPHE MILITANT
Voltaire ne se contente pas de dénoncer, il agit. Il intervient dans des affaires judiciaires emblématiques : l’affaire Calas, l’affaire Sirven, ou celle du chevalier de La Barre. À travers des traités comme Le Traité sur la tolérance (1763), des pamphlets, des lettres ouvertes, il mobilise l’opinion publique et fait de la justice une affaire philosophique. Il soutient aussi l’abolition de l’esclavage et critique la colonisation.
📚 UNE ŒUVRE MONUMENTALE, MULTIFORME
Voltaire a écrit dans tous les genres : tragédie (Zaïre, Mérope), conte (Candide, Zadig, L’Ingénu), essai historique (Essai sur les mœurs, Siècle de Louis XIV), article encyclopédique, poème satirique, dictionnaire (Dictionnaire philosophique, La Bible enfin expliquée). Toujours avec esprit, ironie, clarté. Toujours avec l’idée d’éclairer, de dénoncer, d’amener le lecteur à penser librement.
Sa philosophie, bien que hostile aux systèmes métaphysiques, repose sur quelques certitudes : l’homme peut et doit s’améliorer ; la tolérance est la première des vertus ; la raison est l’outil du progrès. Contre les fanatiques et les dogmatiques, il oppose le rire, l’intelligence, la lucidité, et la culture.
⚰️ MORT ET PANTHÉONISATION
Voltaire meurt à Paris le 30 mai 1778, à l’âge de 83 ans, en pleine gloire, acclamé par le peuple et les milieux intellectuels. Cependant, en raison de sa réputation de philosophe anticlérical, l’Église lui refuse une sépulture chrétienne. Son neveu, l’abbé Vincent Mignot, fait alors transporter clandestinement son corps à l’abbaye de Scellières, près de Romilly-sur-Seine, où il est inhumé discrètement.
En 1791, en pleine Révolution, l’Assemblée nationale décide de transférer les restes de Voltaire au Panthéon de Paris, transformé en temple républicain dédié aux grands hommes. L’entrée solennelle de son cercueil a lieu le 11 juillet 1791, accompagnée d’un immense cortège populaire. Il devient ainsi l’un des premiers écrivains à recevoir cet honneur.
Sur son épitaphe, on peut lire ces mots :
« Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »
✨ Voltaire reste, trois siècles plus tard, un modèle de combat intellectuel. Son cri, « Écrasez l’infâme ! », continue de résonner dans toutes les luttes contre l’obscurantisme. Sa vie entière fut une guerre au service de la lumière.
Dans la mythologie nordique, le dieu Loki était le 13ᵉ invité à un banquet divin qui se termina tragiquement.
Le vendredi, quant à lui, est associé à des événements douloureux :
Il est, dans la tradition chrétienne, le jour de la crucifixion de Jésus.
Historiquement, c’était aussi le jour réservé aux exécutions publiques.
L’association des deux – vendredi et 13 – semble remonter au XIXᵉ siècle, bien que renforcée par une histoire plus ancienne :
📜 Le mythe des Templiers
Le vendredi 13 octobre 1307, le roi Philippe IV de France ordonna l’arrestation massive des Templiers. Cette date, devenue symbolique, a nourri le mythe du Vendredi 13 « maudit », bien qu’aucune trace écrite ne l’ait désigné comme tel avant les siècles suivants.
😈 Malédiction ou chance ?
La perception du Vendredi 13 varie selon les cultures :
En Italie, c’est le Vendredi 17 qui est redouté.
Dans les pays hispanophones, c’est le mardi 13.
Et pourtant, certaines études montrent que ce jour-là, il y aurait moins d’accidents signalés dans certains pays, comme aux Pays-Bas ou en Finlande. Les gens étant plus prudents, il serait même statistiquement plus sûr.
🔸 À l’inverse, pour d’autres, le Vendredi 13 est un jour de chance. En France, cette date est fortement associée aux jeux d’argent. Selon la Française des Jeux, les mises augmentent significativement à chaque Vendredi 13, les joueurs y voyant une occasion spéciale de tenter leur chance. Des jackpots exceptionnels sont même parfois proposés pour marquer l’événement.
C’est donc aussi un jour d’espoir, de tentative, voire de petits rituels personnels pour attirer la fortune. Une superstition inversée qui fait de cette date une célébration populaire. dans certains pays, comme aux Pays-Bas ou en Finlande. Les gens étant plus prudents, il serait même statistiquement plus sûr.
🎥 Vendredi 13 dans la culture populaire
Friday the 13th (1980) : film d’horreur emblématique, qui a donné naissance à la franchise culte centrée sur Jason Voorhees.
12 films, une série télé, des jeux vidéo et des bandes dessinées ont depuis alimenté cette icône de l’horreur.
Des titres comme Shriek If You Know What I Did Last Friday the Thirteenth jouent aussi sur cette peur collective.
🛡️ Symbolique : vendredi, Vénus et le chiffre 13
Le vendredi est lié à Vénus, planète de l’amour, de l’harmonie et de la créativité.
Le nombre 13, dans le tarot, correspond à l’arcane de la Mort, symbole non pas de fin tragique, mais de transformation et de renaissance.
Ces deux symboles réunis évoquent un changement profond, porteur de libération — à condition de dépasser les peurs héritées.
La peur du Vendredi 13 porte un nom : paraskevidékatriaphobie.
Elle vient du grec : paraskevi (vendredi) + dekatreis (treize).
C’est une forme spécifique de triskaïdékaphobie, la peur irrationnelle du chiffre 13.
Chez certaines personnes, cette peur peut entraîner une anxiété réelle : éviter de sortir, de voyager, ou même de prendre des décisions importantes ce jour-là.
Ce jeudi 12 juin marque la Journée nationale de sensibilisation au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Encore largement incompris en France, ce trouble neurodéveloppemental touche plus de 2 millions de personnes, enfants et adultes confondus.
Qu’est-ce que le TDAH ?
Le TDAH n’est ni une mode, ni le reflet d’une mauvaise éducation. Il s’agit d’un trouble neurologique réel, qui se manifeste par trois grands axes :
inattention (difficulté à se concentrer, oublier des choses, se laisser distraire),
hyperactivité (besoin constant de bouger, agitation motrice ou mentale),
impulsivité (difficulté à attendre, interrompre, agir sans réfléchir).
Ces symptômes peuvent gravement perturber la vie quotidienne, scolaire ou professionnelle. Et non, le TDAH ne disparaît pas à 18 ans : environ 3 % des adultes en sont également atteints.
TDAH et TSA : deux troubles souvent intriqués
On estime que 42 % des enfants autistes présentent également un TDAH. Cette cooccurrence, longtemps ignorée, est aujourd’hui reconnue grâce au DSM-5, qui permet enfin de poser les deux diagnostics. Pourtant, le recoupement des symptômes rend le diagnostic délicat. D’où l’importance d’une approche multidisciplinaire, avec des professionnels formés à distinguer les signes spécifiques de chaque trouble.
Non, la France ne sur-prescrit pas le méthylphénidate.
Non, ce n’est pas un simple « manque de volonté ».
En réalité, une meilleure reconnaissance du TDAH, un diagnostic précoce et un accompagnement adapté peuvent radicalement améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
Des dispositifs pour agir tôt
Les Plateformes de Coordination et d’Orientation (PCO) permettent aujourd’hui de repérer plus rapidement les troubles du neurodéveloppement comme le TDAH ou l’autisme. Depuis mai 2025, une filière de soins spécifique est en train d’être structurée, avec la création de centres ressources dédiés au TDAH (CRTDAH), pour faciliter l’accès au diagnostic et à des stratégies d’accompagnement personnalisées.
Comment participer ?
Portez la couleur orange, symbole du TDAH.
Participez aux actions et événements organisés partout en France par des associations comme HyperSupers, TDAH Égalité des chances, TypiK’Atypik et bien d’autres.
Le 9 juin 2025, Sly Stone, visionnaire du funk et figure centrale de la contre-culture musicale américaine, s’est éteint paisiblement à l’âge de 82 ans, chez lui à Granada Hills, Los Angeles. L’annonce de sa mort, suite à de longues années de lutte contre la BPCO et d’autres problèmes de santé, a bouleversé l’univers musical. Il était entouré de ses trois enfants, de son ami proche et de sa famille élargie. « Son héritage musical extraordinaire continuera de résonner et d’inspirer pour les générations à venir« , a déclaré sa famille.
Les racines d’un prodige
Né Sylvester Stewart en 1943 au Texas, dans une famille pentecôtiste, il grandit dans la baie de San Francisco, où il chante dès l’enfance avec ses frères et sœurs dans le groupe gospel familial, The Stewart Four. Il se distingue rapidement par sa polyvalence : organiste, guitariste, batteur, bassiste, DJ à la radio KSOL, producteur pour des groupes rock comme The Beau Brummels… Avant même 25 ans, il avait déjà exploré tous les rôles possibles de la chaîne musicale.
Sly and the Family Stone : une révolution sonore et sociale
En 1966, il fusionne son groupe Sly & the Stoners avec celui de son frère Freddie pour fonder Sly and the Family Stone. L’alchimie est unique : une formation mixte, raciale et sexuelle, où femmes et hommes, noirs et blancs, partagent la scène dans une Amérique encore très ségrégée. Leur son, un mélange fébrile de soul, rock psychédélique, gospel et funk, crée un courant nouveau.
Dès 1967, le tube « Dance to the Music » impose leur style. Suivront des classiques éternels : « Everyday People », « Thank You (Falettinme Be Mice Elf Agin) », « Family Affair », « Hot Fun in the Summertime », « I Want to Take You Higher ». Leurs performances à Woodstock et au Harlem Cultural Festival (immortalisé par le documentaire Summer of Soul) restent parmi les plus mythiques de l’histoire de la musique live.
Citations marquantes
“The key to life is not accumulation. It’s contribution.” — Sly Stone
“Music is the thing that makes you come alive, that makes you human.”
Messages politiques, rythmes prophétiques
Derrière les grooves irrésistibles, les textes de Sly Stone portaient un message puissant : paix, unité, égalité. Il dénonçait le racisme et les inégalités sociales avec humour, intelligence et ferveur. « Stand! », « Everyday People », « Everybody Is a Star » sont autant d’appels à l’émancipation collective. Son funk n’était pas qu’un rythme, c’était une posture.
En 1971, son chef-d’œuvre « There’s a Riot Goin’ On » marque une rupture : introspectif, sombre, électrisant. Un album solo déconstruit, fait à l’aide d’une des premières boîtes à rythme. Sly s’y isole, au bord de la paranoïa, mais livre un manifeste d’époque, lucide sur la fin des illusions post-68.
Génie créatif et chute
Avec l’album « Fresh » (1973), il livre son dernier grand disque. La suite est plus chaotique. Addictions, absences sur scène, frictions internes font imploser le groupe en 1975. Il continue à publier sous le nom Family Stone, mais l’étincelle s’estompe. Après « Ain’t But the One Way » (1982), les sorties se font rares.
Son influence, elle, ne faiblit jamais. Des artistes comme Prince, Questlove, DJ Premier, Queen Latifah ou Anderson .Paak le considèrent comme un maître spirituel. Il est l’un des artistes les plus samplés de l’histoire, un pont vivant entre gospel, funk, rock et hip-hop.
Rédemption tardive, reconnaissance tardive
Après des années de silence, il réapparaît aux Grammy Awards 2006 pour un hommage bouleversant. En 2011, il sort « I’m Back! Family & Friends », où il revisite ses classiques. Mais ses années sont marquées par la pauvreté, vivant dans un camping-car à Los Angeles. Il obtient gain de cause en justice contre son ex-manager en 2015, mais ne percevra jamais l’argent.
Son autobiographie, « Thank You (Falettinme Be Mice Elf Agin)« , parue en 2024, est saluée pour sa sincérité, son humour, sa lucide tendresse. Il y écrivait :
« Je suis fier que ma musique ait inspiré des gens. C’était tout ce qui comptait. »
Un héritage immortel
Sly Stone laisse derrière lui une discographie brève mais d’une densité rare, où chaque morceau est un geste, une revendication, un groove.
Il fut tout à la fois producteur, poète, prêcheur, expérimentateur. Il fut un miroir d’une Amérique brisée, mais aussi un phare pour ses guérisons futures. Son funk était une vision, son silence, un cri, et son œuvre, une prophétie musicale.
La Pleine Lune des fraises illuminera le ciel le 11 juin 2025 à 9h46, s’invitant dans le signe ardent et visionnaire du Sagittaire. Il s’agit de la lune la plus basse observée depuis près de vingt ans, un phénomène rare qui amplifie l’intensité de ses énergies, appelant à une introspection profonde et une libération sincère.
Associée traditionnellement à la saison des récoltes, cette Pleine Lune symbolise un moment de moisson intérieure. Elle invite à cueillir les fruits de nos choix passés, à réajuster notre cap et à faire le tri entre ce qui élève et ce qui freine. Dans un monde en constante mutation, cette lunaison agit comme un phare dans la nuit, révélant des vérités enfouies et ouvrant les esprits à de nouvelles perspectives.
Les natifs du Sagittaire, des Gémeaux, de la Vierge et des Poissons seront particulièrement réceptifs aux vagues vibratoires de cette phase lunaire. Pour eux, c’est une période de bascule : révélations, tournants intérieurs, ou encore prise de conscience fulgurante. Tout ce qui était flou peut soudain apparaître avec clarté. C’est l’heure de rompre avec les récits dépassés et de s’engager, avec foi et audace, sur un chemin aligné à son essence.
Pour le Sagittaire, cette Pleine Lune est une mise en lumière puissante de soi-même. Elle résonne comme un miroir cosmique : qui suis-je devenu ? Quelle vérité ai-je besoin d’incarner désormais ? Elle pousse à abandonner les masques, à éteindre les faux récits, et à réaffirmer son feu intérieur. L’expansion, oui, mais dans l’authenticité. Le voyage n’est plus seulement extérieur : il est philosophique, spirituel, intime.
L’énergie de cette lunaison appelle à des rituels de recentrage : méditation, écriture intuitive, symbolique de libération. Ce n’est pas le moment de fuir ou de se perdre, mais de s’élever en conscience. C’est le temps des révélations, des transmutations, et des engagements profonds.
Un nouveau chapitre s’ouvre pour ceux qui acceptent de voir clair, même dans l’ombre.